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sur le site de l'Union Nationale des Personnels et des Retraités de la Gendarmerie

 

APPELS A TEMOINS

 

 

Au lendemain du 4 novembre, quel visage pour les forces de l’ordre ?

 

La sécurité et l’ordre public sont des enjeux majeurs de la campagne du référendum. Les indépendantistes cherchent à rassurer, devant l’inquiétude de certains. Et année après année, la police nationale et la gendarmerie se « calédonisent » comme le souhaitent une partie des loyalistes.

À la machine à café au bureau ou à la table d’un restaurant, en famille ou entre amis, il est un des sujets inévitables lorsqu’on évoque le référendum. Si le « oui » l’emportait à la question du 4 novembre prochain, quel serait le visage des forces de l’ordre ? Comment l’ordre public serait-il maintenu et que proposent les indépendantistes? L’ensemble de la compétence relative à l’ordre public doit-il être transféré de l’État à la Nouvelle-Calédonie sans que cela signifie nécessairement indépendance ?

D’abord le constat. Sur le Caillou, la police nationale, qui se concentre sur Nouméa, rassemble 546 personnes dont 421 pour la seule sécurité publique. Axe majeur de l’accord de Nouméa, la « calédonisation » de la fonction publique d’État régalienne a bien fonctionné au sein de la police, puisque la quasi-totalité des effectifs sont originaires du pays.

 

 

 

 

Henri Drowa, premier commissaire kanak

Sur les 335 gradés et gardiens, 327 sont Calédoniens (soit plus de 97 %) sans compter les adjoints de sécurité, à plus de 88 % composés de locaux (69 sur 78). « Les effectifs sont une juste photographie de la population calédonienne », indique-t-on fièrement du côté du commissariat. Autrement dit, toutes les ethnies qui forment le pays sont représentées. « La police s’est calédonisée comme aucune autre administration à partir des années quatre-vingt-dix. Aujourd’hui encore, les policiers qui arrivent en renfort sont des locaux notamment avec la poursuite du rapatriement des Calédoniens en poste en Métropole », ajoute-t-on. Si la question du renforcement des Calédoniens dans la police semble en passe d’être réglée, il reste tout de même des services spécifiques encore composés en majorité de Métropolitains, comme la brigade financière ou la police technique et scientifique.

Au sommet de l’appareil policier, la « calédonisation » a également œuvré : fin 2015, Henri Drowa, premier Kanak à réussir le concours de commissaire de police, a pris ses fonctions de directeur adjoint du service de renseignement territorrial (anciennement les renseignements généraux). « Nous devons veiller à ce que les cadres Calédoniens, qui ont choisi le service de l’État, puissent exercer leur talent ici dans leur pays. Je pense à la police, à la justice, à la gendarmerie. Il ne s’agit pas de remettre en cause les règles de la fonction publique mais nous devons concevoir des dispositifs qui donnent de la souplesse aux systèmes et qui permettent aux Calédoniens de travailler prioritairement dans leur pays », évoquait Jean-Marc Ayrault en 2013 alors Premier ministre dans un discours prononcé à l’Université, à Nouville.

 

Geler les promotions

Hors de Nouméa, la gendarmerie territoriale qui compte 458 personnes et « la mobile » (379 gendarmes en mission pour trois mois) assure la sécurité en Brousse. Près de 31 % d’entre eux sont Calédoniens (25 % chez les sous-officiers et 91 % chez les gendarmes adjoints). En retard comparé à leurs collègues policiers, les gendarmes ont entrepris ces dernières années une démarche de « calédonisation » de leur effectif notamment au travers de formations pour permettre aux locaux de réussir les concours nationaux. Exemple concret : actuellement, la moitié des recrutements de sous-officiers proviennent du vivier des gendarmes adjoints volontaires, pratiquement tous Calédoniens. Autre signe d’une tendance à la « calédonisation » des militaires : le 17e Comité des signataires a acté, en avril, l’objectif de 75 % de Calédoniens dans la gendarmerie. Sans avoir fixé de date butoir pour atteindre cet objectif.

Quels sont donc les avantages d’une « calédonisation » des forces de l’ordre ? Avec quels risques ? Ce « rééquilibrage » dans les postes a pour principal objectif de « favoriser l’identification de la population à ses policiers et à ses gendarmes » et de renouer le lien souvent abîmé entre citoyens et forces de l’ordre. « En revanche, dans un territoire de 260 000 habitants, “la calédonisation?? a l’inconvénient de ralentir ou même de geler les promotions, ce qui peut démotiver les personnels », nuancent Yves Dassonville et Régis Fraisse dans un document, datant de 2016, sur le thème de l’ordre public et des libertés publiques. Seconde crainte, la « calédonisation » « a l’inconvénient de ne pas garantir la neutralité des forces de l’ordre ». Une recommandation semblerait faire l’unanimité : il faut définir « le rôle des autorités coutumières dans la préservation de la paix publique dans les tribus ».

 

 

Source LNC

 

 


Le Bureau

  • bureau1 Bernard GAUDEL Président
  • bureau4 Olivier LE TALLEC Secrétaire
  • bureau2 Serge MONTESANO Trésorier
  • bureau9 Richard HERY Trésorier adjoint
  • bureau7 Richard MROWCZYNSKI Relations sociales
  • bureau3 Gilbert COUDRY Relations publiques
  • bureau3 Jean COQUIL Délégué Vanuatu
  • bureau5 Gilbert GEORGEON Porte drapeau
  • Portrait Porte drapeau Cliquez pour postuler
  • bureau12 Nasser BENDADI Représentant UNPRG

 

 

 

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