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sur le site de l'Union Nationale des Personnels et des Retraités de la Gendarmerie

 

APPELS A TEMOINS

 

 

Communiqué des syndicats de la Police

 

Gendarmerie / Police : il est maintenant temps de mettre fin aux escroqueries intellectuelles

 

L’Intersyndicale a pris connaissance de la déclaration provocatrice de l’association Gend XXI qui, pour refuser la parité entre les 2 forces en matière de retraite, s’arroge de manière caricaturale « un esprit de sacrifice pouvant aller jusqu’au sacrifice suprême ». Mettre en exergue le sacrifice ultime des gendarmes, en paraissant sous-entendre que les policiers ne sont pas susceptibles de perdre la vie dans l’exercice de leurs fonctions relève d’une réelle indécence, au regard notamment du nombre de nos collègues tombés en service ou même hors service, ces dernières années. Les querelles de statuts doivent trouver une limite là où commence le respect dû aux serviteurs de la République qui ont payé le prix du sang.

L’Intersyndicale affirme qu’il est maintenant temps de mettre fin à certaines escroqueries intellectuelles largement diffusées par les multiples associations de gendarmes, de retraités ainsi que par le réseau occulte de la réserve citoyenne de la gendarmerie. Lorsque les syndicats de police promeuvent le travail des policiers, ce n’est jamais en s’attaquant à nos partenaires de la gendarmerie, contrairement aux attaques émanant de certaines associations et qui germent de plus en plus. Cette posture donne une vision divisée des forces républicaines de sécurité intérieure.

Depuis 2009, les gendarmes exercent les mêmes missions que les policiers au sein du même ministère, parfois dans des services communs. Si les missions sont identiques à 97 %, les policiers travaillent dans un contexte urbain sensible et plus dangereux, ils gèrent 75 % de la délinquance avec une densité d’interventions bien supérieure, plus d’interpellations, plus de procédures judiciaires et donc plus de travail individuel que leurs homologues.

Par ailleurs, comme aux gendarmes, la loi impose aux policiers des contraintes telles que l’absence du droit de grève, l’obligation de disponibilité et d’intervention en cas de commission de crimes ou délits en tout temps et tous lieux.

L’Intersyndicale rappelle que concernant le temps de travail les gendarmes bénéficient des garanties du droit européen depuis 2016, contrairement aux policiers, de 45 jours de congés annuels et de nombreuses permissions spécifiques. En revanche, pour quelques heures supplémentaires par an, ils profitent d’une concession de logement de fonction héritée de temps anciens, où le portable et les voitures n’existaient pas. Aujourd’hui, plus aucune profession civile ou militaire ne bénéficie en France de cette mesure généralisée très coûteuse pour l’État.

Beaucoup de gendarmes sont d’ailleurs logés hors caserne : 2 010 d’entre eux en région parisienne pour un montant annuel de 12 501 euros soit un loyer mensuel moyen de 1 040 euros ; 8 193 autres en province pour un loyer mensuel moyen de 740 euros (chiffres DGGN). Bon nombre de français aux contraintes professionnelles importantes aimeraient profiter d’un tel privilège !

Concernant les retraites, les gendarmes bénéficient des avantages légitimes des autres militaires dont les carrières sont généralement courtes, sans en avoir les inconvénients, puisque leurs carrières sont exclusivement des carrières longues. Ainsi, leurs pensions et leurs taux de remplacement sont bien supérieurs à tous les autres militaires. 76 % des sous-officiers ont une pension supérieure à 2 000 euros contre seulement 14 % des sous-officiers non-gendarmes. Ils peuvent, de plus, cumuler un emploi en plus de leur pension. Des bénéfices de campagnes majorent leurs pensions, dont celle pour la Corse. Cette dernière étant exclusive, aucun autre militaire ou fonctionnaire ne la perçoit.

Depuis l’arrivée des gendarmes au sein du ministère de l’Intérieur, ceux-ci jouent donc sur deux tableaux. Ils bénéficient systématiquement des avancées catégorielles obtenues par les syndicats de police, celles de la fonction publique mais également de tous les plans concernant les militaires. Ils ont par exemple droit à 75 % de réduction SNCF sur tout le territoire national et une carte de réduction pour les transports pour leurs familles. Aussi, en dix ans, ils ont obtenu des mesures catégorielles bien supérieures à celles des policiers, presque deux budgets de plus durant cette période !

Dix ans après la réunion des deux forces dans un même ministère, il est temps de rétablir la parité.

Les mêmes règles devront s’appliquer à tous, notamment en ce qui concerne la bonification quinquennale, le cumul emploi-retraite et les bonifications de dépaysement / bénéfices de campagne.

Au-delà des droits égaux entre les personnels des deux forces, quelle sécurité veut-on pour demain ? Les gendarmes partent aujourd’hui plus tôt que les policiers et les écarts ne cessent de se creuser : 56,5 années pour les gradés et gardiens et 53,4 années pour les sous-officiers de gendarmerie. Devrons-nous pour l’avenir construire une sécurité en France à deux vitesses, avec une police des campagnes jeune et une police des villes plus âgée ?

L’Intersyndicale demande au ministre de l’Intérieur de mettre fin aux inégalités et de garantir pour l’avenir un système de retraite identique pour les deux forces.

 

Retraites des policiers : Respect et maintien du statut spécial - Parité Police/Gendarmerie


L’Intersyndicale exige le maintien du statut « catégorie active » pour tous les policiers sans aucune distinction de la mission exercée.


L’Intersyndicale rappelle que le métier de policier est régi par un statut qui impose des contraintes telles que l’absence du droit de grève, l’obligation de disponibilité et d’intervention en cas de commission de crimes ou délits en tous temps et tous lieux.


L’Intersyndicale souligne que le métier de policier est unique, et qu’un compte de pénibilité quel qu’il soit ne reconnaît pas le risque létal pour un policier en service ou non.


L’Intersyndicale alerte l’administration sur le fait qu’une remise en question des acquis sociaux risquerait de provoquer des départs à la retraite massifs dans un contexte de menaces permanentes.


L’Intersyndicale rappelle que le ministre de l’Intérieur s’est engagé à apporter un soutien sans faille à ses policiers.


À ce titre, il doit défendre le statut spécial des trois corps actifs de la Police Nationale et garantir la mise en oeuvre de la parité entre policiers et gendarmes. Les mêmes règles devront s’appliquer aux deux forces, notamment en ce qui concerne la bonification quinquennale, le cumul emploi-retraite et les bonifications de dépaysement / bénéfices de campagne.


L’Intersyndicale demande à être reçue en urgence par le ministre de l’Intérieur. Sans garanties rapides, elle appellera les policiers à une grande mobilisation afin de faire valoir leurs droits.

 

 

 Source : APCM NC

 

 

Communiqué de presse UNPRG Nationale du 22 avril 2019

 

 

L’UNPRG a pris connaissance du dérapage de l’intersyndicale de la police nationale qui dans un communiqué du 14 Avril 2019, tient des propos offensants à l’ensemble des associations de la gendarmerie et veut mettre fin à « une escroquerie intellectuelle ».

Quand l’intersyndicale avance que les policiers travaillent plus individuellement que les gendarmes, nous les ramenons au rapport de l’inspection générale des finances de Février 2019, qui dénonce que 50% des gardiens de la paix ont une durée de travail théorique de moins de 35 heures par semaine et que leur moyenne annuelle se situe entre 1542 et 1568 heures par an, que les policiers de nuit travaillent entre 1417 et 1478 heures par an, alors que les gendarmes ont une moyenne de 8H10 de travail journalier et 1706 heures à l’année. Cherchez l’escroquerie intellectuelle.

 

Quant aux autres revendications, nous les invitons à demander d’être convertis en militaires. Ils bénéficieront ainsi des avantages du statut militaire mais aussi évidemment de ses sujétions.

 

Nous compatissons à la souffrance des policiers dont les syndicats n’ont cesse de harceler la gendarmerie, comme des guêpes. Revendiquant sans cesse que les fondements de son statut soient rapportés pour rejoindre la misère des policiers au titre de la parité. Cette misère que ces mêmes syndicats par leurs discours d’un autre temps et leurs conceptions faibles ne parviennent pas à réduire, sans doute trop intéressés à la cogestion de la police nationale

 

Nous rappelons aux syndicats de police, que l’injure n’est pas protégée par la liberté d’expression syndicale.

Le DGPN comme il l’a fait pour un officier de gendarmerie, va-t-il twitter pour appeler ses syndicats à la fin des commentaires insultants « fussent-ils policiers » ?

 

 

 

 


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