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11 nov

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sur le site de l'Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie

 

 

Ceux qui agressent les policiers n’ont aucune circonstance atténuante

 

Face au risque d’une généralisation des émeutes, l’État doit anticiper les risques et réagir avec fermeté chaque fois que son autorité est menacée, soutient le vice-président d’Objectif France.

 

La crise sanitaire doublée désormais d’une paralysie économique met en évidence les faiblesses, les carences et les dysfonctionnements de l’État. Toutes ces fragilités et ces rendez-vous manqués par défaut de courage et de cohérence font apparaître, avec une acuité particulière dans le contexte actuel, les comportements déviants et impunis dans certaines zones.

 

 

Les incidents du type de celui de Villeneuve-la-Garenne sont depuis longtemps le lot quotidien des forces de sécurité dans certaines zones de nos villes. Mais l’omerta et la bien-pensance sont à l’œuvre dans notre pays. C’est un effet du principe selon lequel un problème dont on ne parle pas n’existe pas. Mais ce qui importe aujourd’hui est de gérer la situation, qui en réalité n’est pas numériquement plus inquiétante qu’il y a trois mois, mais plus visible et plus violente.

Il est donc essentiel de prendre des dispositions pour traiter cette violence d’une part pendant une période potentiellement sensible, le ramadan, et de surtout préparer les différentes étapes du déconfinement qui pourraient être très agitées.

La situation que nous vivons démontre une règle constante qui ne s’applique pas seulement à la sécurité : en temps « normal » les difficultés et les dysfonctionnements doivent être affrontés sans délai avec pragmatisme pour les résoudre en appliquant fermement les règles. Si cela n’est pas le cas, comme dans notre pays, le temps de crise aggrave ces difficultés et risque de générer un niveau de violence qui pourrait nous conduire aux mêmes situations d’émeutes que nous avons connues en 2005 par exemple.

Autre règle intangible : les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ce qui doit désormais percuter la conscience de chaque Français, c’est que, hélas, nous ne tirons pas les leçons de nos échecs et que les grands discours ne suffisent jamais.

-Ceux qui défient les policiers et les gendarmes, qui les agressent, qui caillassent les pompiers ne méritent aucune circonstance atténuante.

-Ceux qui gangrènent ces quartiers ne sont pas nombreux. Ils se livrent à des activités délictuelles et parfois criminelles, détériorent la qualité de vie et pratiquent l’intimidation à l’égard d’une population déjà précarisée qui n’attend qu’une seule chose : que l’État vienne remettre de l’ordre. Tout simplement pour que chacun puisse se déplacer à sa guise sans devoir se justifier ou subir des menaces exercées par des voyous qui ne respectent rien. Cette minorité pèse sur la vie de centaines de milliers de familles et de millions de personnes partout en France et ne vit que dans le rapport de force profitant depuis trop longtemps de la faiblesse de l’État.

 

-Ceux qui défient les policiers et les gendarmes, qui les agressent, qui caillassent les pompiers ne méritent aucune circonstance atténuante et doivent être traités de manière impitoyable conformément à la loi. Or les forces de l’ordre sont en permanence soupçonnées d’outrepasser leurs prérogatives et sont mises en cause dès le moindre incident.

 

Les donneurs de leçons s’expriment de manière irresponsable lorsqu’ils remettent en question instantanément le comportement et la légitimité de l’action des policiers car, d’expérience, pour connaître les circonstances exactes des incidents, il faut du temps. L’illustration parfaite est l’affaire Théo dans laquelle une vidéo a finalement écarté la responsabilité des policiers. Tant que ces postures qui admettent l’inadmissible, tolèrent l’intolérable, excusent l’inexcusable et justifient l’injustifiable seront relayées, la cohésion nationale sera menacée.

Les forces de sécurité ne sont pas ces monstres froids qu’on décrit parfois, capables de violence gratuite pour faire respecter la loi. Ce sont des hommes et des femmes qui ont choisi un métier exigeant et qui sont confrontés à des situations difficiles, complexes et violentes générées par des sauvageons sans repères. Certes ils sont formés pour cela mais ils connaissent aussi la peur, celle de ne pas connaître les intentions de leurs agresseurs, que cela tourne mal, la peur d’être lâchés par leur hiérarchie, d’être mis en cause alors qu’ils essaient simplement de faire leur métier.

Le temps de crise exige que l’État prenne des décisions de bon sens. Je ne méconnais pas certains débordements individuels de la part des forces de l’ordre mais ils sont marginaux au regard des centaines de milliers d’intervention. Ne nous laissons pas aveugler par l’arbre qui cache la forêt.

La France a besoin de forces de sécurité professionnelles, engagées, ce qu’elles prouvent depuis toujours et plus particulièrement depuis 2015. Elles méritent d’être soutenues par tout un peuple et par les donneurs d’ordre qui ne sont pas toujours spontanément derrière ceux qui affrontent chaque jour les aspects les plus sordides de notre société.

 

Plus que jamais la situation actuelle est préoccupante car les voyous prennent de l’assurance et contrôlent « leurs » territoires dans lesquels ils bénéficient de soutiens. Le temps de crise exige que l’État prenne des décisions de bon sens, pour une fois par anticipation, afin d’éviter la dégradation et de permettre aux forces de l’ordre d’agir dans des conditions optimisées.

 

C’est ainsi que l’État a intérêt à prendre des dispositions particulières pour les zones troublées par les désordres et dans celles susceptibles de l’être. La majorité de ces zones correspond à celles dans lesquelles les quatre semaines à venir seront marquées par le Ramadan. Cela ne devrait pas poser de difficulté durant la journée et la rupture du jeûne est par essence une activité de solidarité principalement en famille. La rupture sera donc plus confidentielle cette année et ne devrait pas avoir d’incidence sur l’ordre public sauf des troubles de voisinage qui dégénèreraient. C’est avant tout une question de responsabilité individuelle. En revanche les « révoltés » et les voyous vont probablement profiter de cette période pour faire monter la pression ce qui pourrait encore dégrader la situation de certains quartiers.

 

Pour anticiper une potentielle dégradation la mesure minimale est de décréter un couvre-feu nocturne dans les zones en tension et de donner aux forces de sécurité des prérogatives nécessaires pour réagir efficacement. Car la quasi-totalité de la vingtaine d’agressions quotidiennes sérieuses de ces derniers jours a lieu la nuit. Seule la démonstration d’une autorité affichée et assumée avec de possibles conséquences graves permettra d’une part de contrôler la situation avec des forces de sécurité sereines et d’autre part de se mettre dans les meilleures conditions possibles pour aborder les différentes étapes du déconfinement qui pourraient être agitées.

Plus on attend pour régler une difficulté, plus les conséquences sont graves. Ce retour à la normale qui sera obligatoirement différencié va faire naître des tensions supplémentaires à partir du 11 mai et selon un principe bien connu il est nécessaire de montrer la force pour ne pas avoir à l’utiliser. Cela nécessite un plan bien ficelé qui permettre de réagir en temps réel aux provocations et à prendre des mesures immédiates d’éloignement des fauteurs de trouble. En bref tout le contraire des consignes données par radio par la préfecture de police de Paris il y a quelques jours qui précisent de ne pas aller « au contact ».

 

Les semaines à venir sont un enjeu décisif pour l’exécutif s’il souhaite retrouver un peu de crédit auprès des Français en termes de sécurité. Cela nécessite des mesures cohérentes pour préparer le pire scénario. À défaut nous pourrions encore avoir l’illustration de la vision politicienne marquée par l’absence de courage et ignorant ce principe : plus on attend pour régler une difficulté, plus les conséquences sont graves et la facture élevée.

Bertrand Soubelet est Général de corps d’armée à la retraite et vice-président du parti Objectif France.

 

UNPRG-NC-V

On se souvient du général de gendarmerie Soubelet qui avait eu en 2013 des problèmes pour avoir dénoncé courageusement devant une Mission parlementaire d'information "sur les moyens de lutter contre l'insécurité" la difficulté pour la gendarmerie à lutter contre les cambriolages dans la mesure où il y avait trop de remises en liberté de la part de la Justice (le tonneau des Danaïdes...). Il était alors le n° 3 de la gendarmerie et son avis ne manquait donc pas de pertinence. Il avait dû finalement quitter l'uniforme, sacqué par le gouvernement de Manuel Valls.

 

 


Le Bureau

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  • portrait Secrétaire GENERAL Secrétariat
  • bureau2 Serge MONTESANO Trésorier
  • portrait Trésorier ADJOINT comptabilité
  • bureau7 Richard MROWCZYNSKI Relations sociales
  • bureau3 Jean COQUIL   Délégué Vanuatu
  • bureau5 Gilbert GEORGEON Porte drapeau
  • Portrait Victor BOUISSET   Porte drapeau
  • bureau4 Olivier LE TALLEC Webmaster
  • bureau12 Nasser BENDADI Représentant de l'association

 

 

 

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