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Vers une nouvelle crise budgétaire dans la Gendarmerie

 

Une nouvelle crise budgétaire se profile. Au printemps 2018, la Gendarmerie s’était retrouvée face à un dramatique trou financier de 43 millions d’euros. Il pourrait être encore plus important cette année.

Dans un rapport sur la mission “Sécurités“, publié ce mardi 15 mai, la Cour des comptes estime ainsi que “l’impasse rencontrée en 2018 pourrait encore être majorée de 32,5 millions d’euros”. Soit la somme impressionnante de 75,5 millions d’euros quand on l’additionne aux 43 millions d’euros évoqués plus haut.

En 2019, il faudra notamment payer les 19 millions d’euros de dépenses de rémunération dues aux réservistes. Pour maintenir une mobilisation de ces derniers sur le second semestre 2018, il avait fallu différer leur rémunération. Il est désormais temps de régler la facture.

 

Hausse des dépenses sous-estimée

Au printemps 2018, la Gendarmerie avait dû revoir son budget dans l’urgence. L’Arme avait retardé des incorporations, réduit la durée de la formation initiale et sabré dans les crédits de la réserve. Il manquait alors 43 millions d’euros sur les dépenses de rémunération.

Selon les explications fournies aux magistrats de la rue Cambon, l’augmentation des dépenses liées au vieillissement des gendarmes aurait été sous-estimée. De même, le coût de l’indemnité compensatrice de la hausse de la CSG et la revalorisation de l’indemnité journalière d’absence temporaire, pour les gendarmes mobiles, auraient été mal calculés.

Si le déficit de 2019 se confirme, les mesures pour le combler risquent d’être douloureuses. La direction générale ne devrait pas pouvoir se contenter de sabrer dans les dépenses d’équipements. Elle pourrait alors espérer un dégel total de la réserve de précaution, le déficit attendu correspondant quasiment au montant mis de côté l’an dernier (76,8 millions d’euros).

En 2018, les crédits gelés avaient été restitués à hauteur de 55% aux gendarmes. Ce mécanisme de gestion des finances de l’Etat, vécu parfois par les militaires comme une injustice, vise à contrôler le plafond des dépenses du budget général voté par les deux assemblées.

 

Tensions budgétaires

Mais, avec la traditionnelle joute automnale avec Bercy sur la levée de la mise en réserve, les gendarmes se trompent-ils de cible? Les magistrats financiers ont en effet une autre explication en tête sur ce problème de crédits.

Pour la Cour des comptes, la Gendarmerie, mais aussi la Police, ont surtout de très grosses difficultés à concrétiser les promesses du candidat Macron. Ce dernier avait promis 10.000 policiers et gendarmes supplémentaires d’ici 2022. Pour l’Arme cela représentait 500 postes supplémentaires ouverts en 2018.

 

Or, entre revalorisations salariales et hausse des personnel, l’intendance a dû mal à suivre. Selon la Cour des comptes, il a manqué en 2018 pas moins de 100 millions d’euros sur les crédits de la masse salariale de la Gendarmerie et de la Police. “De nouvelles tensions dans l’exécution des crédits de masse salariale sont donc hautement prévisibles”, avertissent les magistrats financiers.

 

Source L'ESSOR : Gabriel Thierry

 

 


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