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Attaque mortelle à la PP

 

Quatre policiers ont été tués dans une agression à l'arme blanche perpétrée jeudi à l'intérieur de la préfecture de police de Paris par un employé qui a été ensuite abattu par les forces de l'ordre, pour des motifs encore indéterminés.

L'agression s'est produite en début d'après-midi à l'intérieur de ce lieu emblématique, situé dans le centre historique de la capitale, qui regroupe les grandes directions de la police parisienne à l'exception de la police judiciaire.

L'assaillant, abattu dans la cour de la préfecture, travaillait à la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), ont indiqué des sources concordantes. Les enquêteurs explorent notamment la piste d'un conflit personnel, selon ces sources.

L'agresseur travaillait au service informatique de la DRPP et souffrait d'un handicap.

En début d'après-midi, le lieu était placé sous haute sécurité: le périmètre était bouclé, une dizaine de camions de pompiers étaient sur place, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Alors qu'il devait se rendre en Turquie, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a repoussé son déplacement et s'est rendu immédiatement sur place. Le procureur de Paris s'est aussi déplacé et le parquet antiterroriste n'a pas été saisi à ce stade, a-t-on appris de sources judiciaires.

Le Premier ministre Édouard Philippe et la maire de Paris Anne Hidalgo se sont également rendus à la préfecture de police.

 

 

"Paris pleure les siens cet après-midi après cette effroyable attaque survenue à la préfecture de police. Le bilan est lourd, plusieurs policiers ont perdu la vie. En mon nom et celui des Parisiens, mes premières pensées vont aux familles des victimes et à leurs proches", a twitté la maire.

Au Palais de justice, en face de la préfecture, un message a été diffusé peu avant 14H00 dans les hauts-parleurs : "Une agression s'est produite à la préfecture de police. La situation est maîtrisée. Le secteur de la Cité reste sous surveillance", a mis en garde le message.

"Ça courait partout, ça pleurait partout", a témoigné à l'AFP Emery Siamandi, interprète présent à l'intérieur de la préfecture au moment de l'attaque. "J'ai entendu un tir, j'ai compris que c'était à l'intérieur", raconte-t-il. "Quelques instants après, j'ai vu des policières qui pleuraient. Elles étaient en panique".

 

Source : LNC

 

 


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