Le mot du Président

et le téléchargement du bulletin d'informations

du mois de mai 2019

La vie se charge souvent de payer les dettes de l'ingratitude, et sans oublier les intérêts.

 

Honte à toi, toi qui n’as aucun respect, aucune reconnaissance et justice pour les sacrifices consentis par tes anciens qui ont défendu jusqu’à la mort des valeurs auxquelles ils croyaient pour qu’aujourd’hui toi, et d’autres, puissiez vivre libres et en paix dans le profit d’une retraite confortable. Sans tomber dans la repentance, toi comme moi avons une dette d’honneur envers eux.

 

Oui honte à toi. Toi, qui n’as pas quelques minutes de ton temps, quatre ou cinq fois dans l’année, à consacrer, en compagnie de cette poignée de pingouins endimanchés dont je fais partie, aux quelques liturgies laïques qui ponctuent le calendrier républicain, s’obligeant à sacrifier un peu de leurs loisirs à cette pratique du souvenir en assistant :

 

  • le 8 mai, à la fête de la Victoire,
  • le 14 juillet, à la fête nationale Française,
  • le 11 novembre : à la célébration de l’armistice,
  • le 24 septembre, en Nouvelle-Calédonie : à la fête de la citoyenneté,

 

et entre autres, en ce qui nous concerne, aux célébrations le 15 février, en hommage aux gendarmes décédés en service au cours de l’année précédente, le 22 avril pour ceux d’Ouvéa et en fin d’année la Sainte Geneviève. Je pourrais ajouter à cette liste, non exhaustive, les levées de corps de nos camarades qui décèdent en cours d’année…

Faut-il que je pousse le bouchon plus loin ?

 

Certes, me diras-tu, défense facile, il y a trop de commémorations, et trop de commémorations tuent les commémorations et de là en découle une certaine désaffection. J’en conviens. Mais de quoi parles tu ? Toi qui ne participes à rien, toi qui as la critique facile envers tes collègues retraités qui continuent plus ou moins à graviter dans le cercle gendarmique.

 

Au fait, ta carrière, l’aurais-tu passée en mouton bêlant, à suivre le mouvement, attendant avec une impatience parfois mal dissimulée l’instant de la retraite et du point final qui conclut le dernier chapitre d’une trentaine d’années d’exercice pendant lesquelles, la Gendarmerie t’a logé, nourri, et j’en passe, ainsi que ton épouse et tes enfants ? Rejetterais-tu toutes les valeurs apprises et mises en exergue, toi l’"homme d’honneur", pendant toutes ces années passées sous son drapeau, dont la devise est, ne m’oblige pas à te la rappeler :  "Honneur et Patrie - Valeur et Discipline" ?

 

Pour faire plus court, aurais-tu honte de ta condition d’ex-gendarme et de côtoyer d’anciens camarades d’Arme ? Je n’en crois pas un mot ! Demain, regarde-toi dans un miroir et si tu ne rougis pas, aie le courage de faire ton autocritique et pourquoi pas amende honorable.

Alors, comme le frère du fils prodigue de la bible, je serai, avec mes camarades, devant la porte pour t’accueillir, sans dette et intérêt à payer, pour honorer ensemble nos grands anciens. Tu le sais, quoi que tu fasses, quoi que tu dises, tu es de la famille, et ça compte pour quelque chose, je suppose, alors, ne sois pas un ingrat, rejoins-nous.

 

 

Bernard GAUDEL

Président de l'UNPRG-NC-V

 

 

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