Le mot du Président

et le téléchargement du bulletin d'informations

du mois de janvier 2019

Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles.

(Sénèque)

 

 

Ce n’est pas une nouveauté, chaque année à la même époque j’éprouve la nécessité de faire le point sur ce qu’est et sur ce que devrait être notre association. J’imagine que certains trouveront dans ce mot, une forme de naïveté, de fatalisme et pour ceux qui savent lire entre les lignes de déterminisme, d'autres y percevront un enseignement à tirer, à chacun sa perception de ce bilan moral avant l’heure.

 

Implantée à 16 744 km (21 heures de vol, sans escale) de sa maison mère, l’UNPRG-NC-V est atypique, car son rayon d’action couvre un archipel d’une superficie totale de 18 575 km2 (plus d’1 fois 1/2 le département de la Gironde (10 000 km2) et 4 fois 1/5 de moins que la Guyane (86 504 km2). Un territoire dont la population est comparable à celle de la Polynésie française et du Vanuatu, mais dont la densité (14 habitants au km2) reste l’une des plus faibles des états insulaires du Pacifique.

 

Une collectivité territoriale, dont on ne peut faire le tour en une seule journée (500 km du nord au sud, soit environ 1.100 km aller-retour), sans compter les 3 îlots qui composent la Province des Îles : Ouvéa – Lifou et Maré situés à plus ou moins une heure de vol de Nouméa), et qui regroupe quatre Compagnies de gendarmerie et 32 brigades dont la plus éloignée, Pouébo qui se trouve à 450 km de la capitale. Enfin, n’oublions pas, dans ce descriptif géographique, notre section de Port-Vila (archipel du Vanuatu) située à 541km du caillou.

 

De fait, notre association calédonienne n’a pas grand-chose de commun, hormis ses statuts, avec une Union Départementale métropolitaine, sauf avec sa voisine la plus proche celle de Polynésie avec qui nous devrions entretenir des relations privilégiées. Ce qui est loin d’être le cas! Pourtant en 2012 nous avons, lors d’un voyage à Tahiti, envisagé avec Alain DONCHE son président, des relations plus suivies. Son départ, quelques mois plus tard, a gelé un futur pourtant prometteur. Pourquoi ? allez savoir…

 

Sur un potentiel d’environ 1000 retraités et actifs nous peinons à en regrouper une soixantaine (6%), X épouses comprises. Ce qui révèle le peu d’attention que la diaspora gendarmique nous porte. Pourtant, depuis la création de notre Union en octobre 2005, nous ne ménageons pas notre temps, notre peine et même notre argent, pour nous faire connaître en nous impliquant, particulièrement, dans le devoir de mémoire, dans la défense de l’ITR, allant même en septembre 2011 rencontrer 40 anciens, de feu la gendarmerie du Vanuatu (anciennement Nouvelles Hébrides) que tout un chacun avait oublié, pour les regrouper au sein d’une section hors les murs… et d’autres actions plus discrètes mais aussi significatives.

 

De tout cela, faut-il que nous en tirions satisfactions ou plaintes ?

 

Certainement pas, car tout n’est pas noir ou blanc. A savoir que nous entretenons d’excellentes relations avec le Comgend, les autorités locales et celles du Vanuatu, ainsi qu’avec les différents services et unités territoriales. Mais cessons de nous voiler la face, lors de notre traditionnel tour annuel du caillou, on nous reçoit par pure politesse. Après plusieurs années à parcourir, avec trois camarades, des centaines de kilomètres pour glisser, entre deux portes, la bonne parole, le recrutement des actifs est navrant voire affligeant. Et pourquoi ? par apathie ou repli identitaire, ou par méconnaissance en amont de notre mouvement… que sais-je encore?

 

Très peu de gendarmes métropolitains ou mobiles affectés, ou déplacés (et il en passe !) pour une durée déterminée sur le Territoire, plus des deux tiers (ne chipotons pas, la quasi-majorité de ces personnels) ne savent pas ce qu’est l’UNPRG, sauf via l’Essor, pour les rares d’entre eux qui le lisent et qui néanmoins bafouillent notre acronyme. Pour ce qui est des autochtones, il en est de même. C’est désespérant ! De ce fait établi, personne ne pourra me contredire car je suis en première loge pour le constater.

 

En écrivant ce qui va suivre, je ne vais pas me faire des amis, mais si ces gendarmes ignorent ce qu’est l’UNPRG, donc ce qu’elle a fait depuis des décennies, pour eux et pour nous, n’y aurait-il pas à la base un manque d’investissement des UD métropolitaines pour la faire connaître ? Car en amont, si cette information était faite et bien faite, nous, les outre-mer, n’aurions qu’à ouvrir les bras pour les accueillir. Analyse simpliste, peut-être, mais me semble-t-il très proche de la réalité.

 

Après avoir lancé ce pavé dans la mare revenons, pour faire local, à nos « cagous ». Ce travail de romain, c’est à nous, adhérents, de le faire, en sortant de notre zone de confort associatif, en allant vers l’autre. L’autre qui n’est pourtant pas un inconnu. Aujourd’hui nous végétons, et pendant ce temps, les années défilent, et plus le temps passe, plus notre cadre de vie associatif s’appauvrit et n’attire personne. Soyons lucide, ceci est le fruit d’un déficit en communication et d’un manque d’investissement individuel auxquels s’ajoute une propension à une certaine autosatisfaction, et rien d’autre.

 

Alors que faire ? Le vouloir !

 

Que je sache, ce ne sont pas les idées qui manquent pour nous faire connaître et attirer de nouveaux membres, mais faut-il encore oser les mettre en pratique, par exemple faisons du prosélytisme, pour dire plus simple de la propagande. J’entends déjà cette réponse, celle des timorés, des ventres mous : Bof ! Plus facile à dire qu’à faire. Là, je les attends, lors de notre prochaine A.G. le 16 mars, lorsque je leurs proposerai quelques idées à mettre en pratique.

 

Je vais être direct : nous sommes comme des vieux, avant l’âge, qui passons plus de temps à être pessimistes qu'optimistes, alors qu'il faudrait nous décarcasser et bousculer les adeptes du « ne changeons rien, on est si bien entre nous » tout en bottant le cul de ceux qui ne voient que partage, entre affidés du « gâteau », mais de quel « gâteau » ? Certainement pas celui du fruit d’un travail qui serait dû à leur seule personne…

 

Des idées, chers camarades, c’est ce que j’attends de vous lors de notre Assemblée Générale du 16 mars et non l’attitude passive, que l’on rencontre généralement en des circonstances identiques, d’un auditoire assoupi dans l’attente d’un apéritif dînatoire ou autres amuse-bouches. Je crois que vous valez mieux que cela, que nous valons mieux que cela.

 

Alors secouons nous, ici et ailleurs, mettons notre imagination à l'épreuve, imposons-nous constamment des défis, osons et transformons nos envies en projets concrets et montrons de quoi nous sommes capables, sautons le pas et allons de l’avant, c’est l’avenir de notre association qui est en jeu.

 

 

 

Bernard GAUDEL

Président de l'UNPRG-NC-V

 

 

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    le mardi entre 9h00 et 11h00 caserne Pelissou

 

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