In Memoriam

en souvenir de nos camarades morts en service

Pensons à eux ...

 INTRODUCTION


La section néo-calédonienne de l'Union Nationale des Personnels et Retraités de la Gendarmerie (UNPRG-NC-V) s'est interrogée sur ce qu'avaient pu devenir les sépultures des militaires de la Gendarmerie morts en service commandé en Nouvelle-Calédonie, cet archipel si éloigné de la Métropole, depuis la prise de possession par la France en 1853.

La question se posait tout spécialement  pour les victimes du devoir décédées en des temps où les dépouilles n'étaient pas, comme aujourd'hui, rapatriées : en l'absence de famille sur place, quel avait pu être leur sort et quelles mesures convenait-il éventuellement de prendre pour protéger les sépultures encore existantes ?

La démarche a conduit à examiner le cas de chacun des 43 militaires de la Gendarmerie dont les noms sont gravés dans le marbre du monument aux victimes du Devoir de la caserne de Gendarmerie Meunier à Nouméa, monument au pied duquel leur est rendu chaque année, au mois de février, un hommage solennel. Cet examen a abouti à un constat qui  permettra  de prendre les mesures conservatoires qui s'imposent.

A l'issue  de ces recherches, une notice a été établie pour chacun d'eux, à laquelle on pourra utilement se reporter, à partir de la table alphabétique, pour connaître notamment les circonstances du décès.

Ce résultat est le fruit  des recherches menées par notre adhérent Henri Calhiol. Qu'il en soit ici bien vivement  remercié.

Le drapeau de l'UNPRG-NC  lors d'une cérémonie à la mémoire de gendarmes victimes du Devoir
On y découvrira que certaines de ces  43 victimes du Devoir ont perdu la vie dans des circonstances aussi accidentelles que dramatiques (dans 18 cas) :

en manipulant une arme à feu (1 : Grevrand) ;
dans des accidents de la circulation routière (6 : Beaulieu, Devin, Diemert, Grall, Noury et Waihaé, parfois au cours de missions spécifiques comme Beaulieu, Diemert et Waihaé ) ;
dans un accident d'hélicoptère au cours d'une mission d'aide et d'assistance (4 : Duprat, Labarthe, Mouchel et Prat) ;
dans l'explosion d'un immeuble en flammes (incendie criminel , en portant secours   (1 : Comte) ;
victime de la typhoïde à l'hôpital où il avait été transporté après blessures contractées en service  (1 : Viaud) ;
dans des naufrages en mer ou par noyade en rivière (5 : Bazelard, Bouron, Casset, Nasica et Pélissou).

On ne manquera cependant pas d'être  interpellé par  le nombre élevé d'homicides volontaires qui ont visé certains autres (25 cas de ce type enregistrés, qu'il s'agisse de meurtres ou d'assassinats) : Bailly, Berne, Berthelon, Cabalé, Chaudouet, Dujardin, Emain, Fernandez, Galardon, Guthegeselle, Kerjouan, Lecomte, Leroy, Maréchal, Mathey, Morice, Moulié, Peyrard, Robert, Rolland, Sacau, Schmidt, Simonneau, Venturini et Zadawski.

 

BILAN

 

Il n'aura pas été inutile de se  préoccuper de la question des sépultures de ceux qui ont été inhumés dans l'archipel, deux d'entre elles ayant déjà eu, en effet, à souffrir regrettablement des conséquences d'un oubli qui n'aurait pourtant jamais dû retomber sur leur sacrifice :

celles des deux premiers tués de l'histoire de la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie, le MdL Bailly et le gendarme Venturini, assassinés lors d'un soulèvement indigène à Pouébo (Province Nord) en 1867 ; leurs sépultures ont fini par disparaître alors même que la promesse d'un monument officiel à leur mémoire n'a jamais été tenue.celle du gendarme Viaud, mort en 1904 d'une maladie contractée à l'hôpital de Nouméa où il avait été admis pour blessures reçues en service commandé. En 1953, ses restes ont été jetés sans plus de ménagement à la fosse commune ; dans un discours officiel on avait pourtant - et en toute sincérité probablement - affirmé de manière solennelle,  le jour de ses obsèques :

Je suis sûr d'être l'interprète de tous en adressant à sa vieille mère nos compliments de condoléances et les témoignages de notre respectueuse sympathie et en lui donnant l'assurance que la tombe de son fils ne sera pas oubliée…

 

Ecusson de région
Insigne de bras actuel  du commandement des forces de Gendarmerie
pour la Nouvelle-Calédonie et les îles Wallis-et-Futuna



Le travail conduit aura finalement permis de recenser et de localiser six autres tombes, qui concernent un total de 12 morts en service commandé :

au cimetière de Boulouparis, celle érigée au nom des 7 victimes du soulèvement indigène de 1878 ("la Grande Révolte") :

le brigadier Simonneau, les gendarmes Berthelon, Kerjouan et Schmidt  assassinés à La Foa le 25 juin 1878
ainsi que le brigadier Guthegeselle, les gendarmes Rolland et Peyrard assassinés à Boulouparis le 26 juin 1878.

au cimetière de Ouégoa, celle du brigadier Chaudouet, assassiné en 1902 ;

au cimetière de Koné, celle du lieutenant Mathey, assassiné en 1903;

au cimetière de Bourail, celle du MdL Sacau, assassiné en 1917 ;

au carré militaire du cimetière du 4ème kilomètre de Nouméa, celle du gendarme Nasica, mort par noyade accidentelle en service commandé en 1945 ;

et enfin, devant le temple de la tribu de Hmelek (île de Lifou), celle de l'auxiliaire de Gendarmerie de 4ème classe Waihaé, mort dans un accident de la circulation routière en service commandé en 1968, seul cas de défunt dont la famille est présente en Nouvelle-Calédonie.

Un dossier présente la photo de chacune d'elles.

Chaque fois qu'une anomalie a été détectée relativement aux inscriptions portées sur le monument aux Morts de la caserne Meunier, la notice du défunt concerné l'indique.

La tombe du maréchal-des logis Sacau, portant l'inscription "hommage de la population de Bourail"

 

MESURES CONCRÈTES ARRÊTÉES

 

A partir de ce constat, l'UNPRG-NC-V, section de Nouvelle-Calédonie, a décidé pour sa part : de déposer, en présence du drapeau et d'une délégation, une plaque "In Memoriam" datée sur chacune de ces tombes, afin de signifier aux passants comme à l'autorité municipale l'attachement porté à cette sépulture par l'association et prévenir ainsi toute atteinte dommageable ; puis, dans un second temps, de rechercher en Métropole les parents des 11 défunts localement sans famille pour les informer de cette mesure (le contact avec la famille de l'auxiliaire Waihaé, à Lifou, a été par ailleurs assuré; puis, dans un troisième temps, de rappeler dans son bulletin mensuel, à chaque date anniversaire, les noms des défunts concernés. Parallèlement, un exemplaire de ce recueil a été remis au commandant des forces de gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie et les îles Wallis-et-Futuna, à toutes fins utiles. Un autre exemplaire a été déposé aux Archives Territoriales. Les maires des communes concernées par l'une de ces sépultures ont reçu pour leur part l'extrait correspondant du recueil. Il est important que le nom, l'histoire et la dernière demeure de ces soldats de la Loi, qui ont perdu la vie dans l'exécution de leur mission de service public en Nouvelle-Calédonie, ne tombent pas dans l'oubli : cela relève du devoir de mémoire qui s'impose à tous et plus encore à ceux qui servent ou qui ont servi sous le même uniforme qu'eux. Les commémorations officielles sont indispensables ; les recherches menées ont montré cependant qu'elles pouvaient parfois ne pas suffire.




Bernard Gaudel, président de l'UNPRG-NC-V

 

 

 

VILLE DE NOUMEA

Délibération n°2016/502

autorisant la gratuité d'une concession funéraire à caveau au bénéfice de l'UNPRG-NC-V

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